Présentation de la commune

La majorité du territoire communal est situé sur le bassin versant d’un petit ruisseau affluent direct de la Mayenne, le Choiseau, qui traverse le territoire communal, de sa source à son embouchure. Ce territoire se trouve partagé entre les unités paysagères du plateau du Segréen et des plateaux du Haut Anjou.

Ses habitants sont des Membrollais et Membrollaises.

Au sein de l’arrondissement d’Angers dans le canton d’Angers 4, elle s’est constituée avec La Meignanne, Le Plessis-Macé et Pruillé en commune nouvelle de Longuenée-en-Anjou depuis le 1er janvier 2016. Elle fait aussi partie de la Communauté urbaine d’Angers Loire Métropole comptant 30 communes.

Commune périurbaine de tradition rurale, elle a développé un pôle d’activités industrielles attractif (zone d’activités de La Chevalerie), et offre à la population des commerces de proximité et des services à la personne essentiels.

Le bourg ancien est un village-rue qui s’est développé sur 650 m le long de la route joignant Angers au Lion d’Angers (aujourd’hui D 775) sur un axe du sud-est au nord-ouest. Des quartiers plus récents (années 1960 et 70) se sont ensuite développés au sud-ouest de ce vieux bourg, entre celui-ci et l’ancienne voie ferrée reliant Angers à Segré. D’autres quartiers se sont ensuite développés à l’est du bourg (années 1980 et 90), puis de nouveau à l’ouest (années 2000), donnant aujourd’hui à l’agglomération, qu’à présent la route contourne, une forme plus ronde. De nouvelles zones d’habitations continuent à être investies de part et d’autres du Choiseau à l’ouest du bourg.

Aujourd’hui, La Membrolle-sur-Longuenée est une commune dynamique de 2060 habitants (au 01 janvier 2018)avec de nombreux commerces et services, des artisans et des entreprises industrielles.

Fiche d’identité

  • Maire délégué : Claude Guérin
  • Superficie : 944 hectares
  • Dont espaces verts : 307 240 m2
  • Population : 2060 habitants au 1er janvier 2018
  • Longitude : 0°40’26 »w et pour latitude 47°33’40 » N

Histoire de la commune

Le bourg de La Membrolle-sur-Longuenée s’est érigé en prenant sur la forêt qui recouvrait l’ensemble du territoire. Poste relais de quelques feux sur la route de grand passage menant d’Angers au Lion d’Angers, le bourg de La Membrolle s’est petit à petit étoffé le long de la rue principale.

Dès le XIIe siècle, on trouve mention dans les textes de la Membrolle s’appelant alors Membrolla, ou bien Membrerole ou encore Membrerolia… La particule Brolle/breille,/breuil semblait désigner « un terrain très boisé ».  Il est fort possible que le pays ait été entièrement recouvert par la forêt et sans doute plus longtemps que les autres régions d’où le nom donné au village. D’ailleurs on sait qu’aux VIIIè IXè et Xè siècles, la forêt de Longuenée composée alors de grands arbres fort anciens et de clairières, allait jusqu’au Plessis. Mais on sait aussi que le nom « Membrolle » contracté de « Membrerolle » serait issu de la  langue populaire, désignant un petit membre d’un être humain, d’une maison ou d’un territoire dont il serait détaché. Ainsi, il est permis de penser que La Membrolle désignait une simple maisonnette, sorte de repère dans la forêt de Longuenée et relais pour les voyageurs.

Ne disposant pas d’amples renseignements, il est difficile de connaitre avec précision l’apparition des toutes premières traces humaines sur le territoire. Toutefois Bernard-M Henry dans son ouvrage « l’Anjou préhistorique et archéologique », précise la découverte d’une hache en cuivre datant de l’âge du bronze (-2000 avant notre ère). Par ailleurs mégalithes, dolmens et menhirs, ainsi que fragments de poteries, flèches, couteaux de silex retrouvés témoignent d’une présence dans la région proche dès le néolithique et pendant tout l’âge du fer et du bronze.

Dans les champs, à proximité du château du Plessis-Macé, de nombreuses scories abandonnées témoignent d’une activité importante liée au travail du fer (les forges du Plessis existant dès les VIIè/VIIIè siècles) ; le commerce du fer ayant été facilité par la proximité de la voie romaine et par les embarquements réalisés par les exploitants sur leur flotille de la Roussière, grand port jusqu’au XVIIIè siècle.

La Membrolle fait alors partie de la Seigneurie du Plessis-Macé qui s’étend sur 50 000 ha d’un seul tenant auxquels s’ajoutent 40 000 ha de terres disséminées (à Segré, à Cheffes…). Le seigneur Macé 1er du Plessis (1040-1090) fit don d’une partie de ses terres du Plessis à l’abbaye de Saint-Serge vers 1080, l’abbé de Saint-Serge devenant le seigneur d’un fief ecclésiastique jusqu’en 1789.

En 1159, apparait mention dans le cartulaire de Saint-Serge, de l’église de La Membrolle. Pourquoi la construction d’une église dans un lieu où il y avait alors si peu de foyers ? Certainement pour les moines de Saint-Serge, dans un souci d’évangélisation, car le territoire de La Membrolle, constituait un lieu de passage fort emprunté (et de repos !), un carrefour stratégique à la croisée des chemins dont le grand « chemin » qui menait d’Angers au Lion-d’Angers. Partant de la porte lionnaise à Angers, la route obliquait à gauche à la Thibaudière, passait derrière la ferme des Gâts et aboutissait au carrefour de l’Allier (à proximité de la pharmacie actuelle) sur le territoire membrollais coupant notamment le chemin menant vers la Roussière.

La création d’une église et d’une paroisse favorisa alors le développement du bourg de La Membrolle. Vers 1270, 1473, 1809, les limites paroissiales furent profondément remaniées selon que l’absorption de la paroisse du Plessis se fit… ou se défit.

En 1787, une première organisation municipale se met en place, qui s’affirme avec l’élection du premier maire de la commune en février 1790 : Etienne César Auguste Ollivier, médecin et de sept conseillers.

En 1789, La Membrolle-sur-Longuenée comptait 99 foyers pour 450 habitants. En 1851, elle comptait 627 habitants, en 1901, 538 habitants, en 1954, 492 habitants, et en 2000 environ 1450 habitants.

Les dernières années du XIXe siècle et le début  du XXe siècle voient des modifications profondes s’opérer dans le bourg de la Membrolle dont : 

  • À partir de 1873 : la construction d’une nouvelle église.
  • En 1878 : l’inauguration de la ligne de chemin de fer reliant la gare Saint-serge d’Angers à Laval.
  • La création d’une route (passant à l’origine derrière l’hôtel) qui fut déviée, rehaussée en raison du pont établi sur le ruisseau le Choiseau et empierrée en 1845-1846. Elle prit son aspect actuel quand elle fut goudronnée en 1932 et 1933.
  • Dans les années 1900 : la création d’un bureau de poste important au n°18 de la rue Centrale.

Patrimoine de la commune

L’église Saint-Martin de La Membrolle-sur-Longuenée

L’église actuelle date du XIXe siècle. Elle fut érigée après décision en 1873 par le conseil municipal et le conseil paroissial de remplacer l’église alors en place jugée trop abîmée pour être restaurée. 2 500 pierres de tuffeau et du sable furent acheminées par La Mayenne jusqu’à la Roussière puis par la route. Faute de moyens financiers suffisants, on construisit tout d’abord le chœur et le transept. En 1893, décision fut prise de terminer l’église en construisant une nouvelle nef ainsi que le clocher dans le style néo-gothique de l’époque. Le 28 novembre 1937, lors d’une grande cérémonie en présence de l’évêque d’Angers, l’église fut dotée de trois cloches, Françoise-Louise de 662 kg, Marie-Renée-Camille de 446 kg, et la troisième, Marie-Francis de 312 kg.

L’orgue

Si l’église ne présente pas de particularités historiques majeures, elle dispose d’un orgue qui mérite que l’on s’y arrête.

Dans le chœur nouvellement construit, l’abbé Jean-Baptiste Bretaudeau, initiateur de la reconstruction de l’église, fit installer un orgue  à 2 claviers, un pédalier et 11 jeux, achevé en 1875. De 1925 à 1968, l’orgue fut installé dans la tribune, puis à l’arrivée du Chanoine Poirier en 1966, l’orgue trouvé en très mauvais état fut démonté et déplacé dans le transept nord avec l’aide des Membrollais volontaires. On le rénova, l’agrandit et lui ajouta 12 jeux supplémentaires. Il fut inauguré le 29 juin 1968 en présence de l’évêque d’Angers.

Sur les tuyaux en bois de l’orgue, une fresque représentant Sainte-Cécile jouant de la harpe fut exécutée par Mme Gavens-Chevrillon.

L’orgue présente une palette harmonique très intéressante mais, s’est beaucoup dégradé avec le temps et attend une restauration salvatrice.

L’écluse de La Roussière

La Mayenne était naturellement navigable entre Angers et Château-Gontier mais la canalisation de la rivière et la mise en place  des écluses au fil du temps a beaucoup amélioré les conditions de navigation notamment des péniches qui transportaient des marchandises sur la Roussière.

Située sur la rive droite de la Mayenne sur la commune déléguée de La Membrolle, l’écluse de la Roussière constitue la limite du Nord-Est du territoire de la commune. Jadis un important moulin y fonctionnait, détruit par le feu en 1918. A sa place, une maison qui vaut le détour y fut construite. Aujourd’hui l’écluse de la Roussière offre un magnifique panorama.

La Roussière autrefois

Planté sur la rive droite de la Mayenne, le lieu-dit de La Roussière est un havre de paix, très prisé des pêcheurs et des promeneurs où l’on ne se lasse pas d’admirer la magnifique demeure privée trônant au dessus de l’eau et surmontant l’écluse.

Difficile d’imaginer l’effervescence qui a pu régner sur ce lieu autrefois stratégique et hautement convoité.

Jadis une forteresse y a été dressée pour protéger l’accès à la Mayenne, grande voie de communication vers la seigneurie du Plessis-Macé à laquelle elle appartenait. Une tour subsistait encore au début du XVIe siècle, sur une haute motte dominant la rivière.

Poste avancé de la seigneurie du Plessis-Macé, connecté au trafic fluvial de la Mayenne, le site de La Roussière fut également un haut-lieu de la minoterie. Cette activité fut associée dès le début du XIXe siècle à la famille Richou, laquelle fit construire, en 1895, sur les hauteurs du village près de l’ancienne forteresse médiévale, un château et son jardin à l’anglaise.

La minoterie de La Roussière atteint son plein essor fin XIXe siècle, début XXe siècle. Elle comprenait à cette époque un moulin à farine se composant d’un bâtiment élevé de quatre étages avec la machine à vapeur, d’un deuxième corps de bâtiment construit en tuffeau servant de magasin avec trois étages et une roue hydraulique, d’un petit bâtiment pour le nettoyage et d’une chaufferie construite en brique et en fer.

« En face, tout au long de la rivière, une maison de maître dont une partie était utilisée comme bureau de la direction, la maison de l’éclusier, six magasins à grain ou à farine, la forge, l’habitation du personnel, la charbonnière (…). L’usine était desservie soit par voie d’eau, soit par la route.

Un feu accidentel détruisit la minoterie en 1918. Racheté un an plus tard par la Société des grands moulins d’Angers, le moulin ne fut plus jamais remis en marche.

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